Les Seabubbles à Paris, ce sera pour une autre fois


 

Les Seabubbles à Paris, ce sera pour une autre fois

 

Grosse déception pour la maire de Paris Anne Hidalgo et le fondateur des « taxis volants » Alain Thébault qui sont dans l’obligation de reporter leur projet de mise en place d’un nouveau prototype de transport, testé en juin dernier. Finalement, les Seabubbles feront leur premier pas au lac Léman suite à des contraintes réglementaires n’ayant pas permis à son fondateur de concrétiser le concept dans la capitale.

 

Des contraintes trop pesantes

Malgré le fait que la maire de Paris a été séduite par le prototype au cours de son lancement sur le fleuve de la capitale au printemps dernier, les taxis volants n’auront pas finalement leur place à Paris, face aux autres taxi Parisiens comme le taxi G7, alpha taxi, taxi bleu Paris et encore d’autres services de taxi qui ne planent pas dans l’air.

Et pourtant, c’était bien parti. La jeune startup créée par un ancien champion de la planche à voile bénéficiait également du soutien d’Emmanuel Macron qui voyait dans le concept, une véritable révolution du transport tout comme le début des taxis vtc. Équipé de moteurs électriques qui n’émettent aucun bruit, l’engin glisse sur l’eau sans vague et sans émission de carbone. De quoi répondre efficacement aux attentes d’Anne Hidalgo pour faire de Paris une ville écologique.

 

Toutefois, le fondateur a été dans l’obligation de reporter le projet ailleurs et pour cause, un coût trop élevé lors de l’installation du dock d’attache des Seabubbles par port de Paris (1000 €). Une limitation de vitesse trop exigeante qui empêche l’engin motorisé de naviguer à plus de 18 km/h sur la Seine. Ceci étant établi afin que le taxi volant s’inscrive dans une réglementation qui empêche tout navire de voguer au-delà d’une certaine vitesse pour éviter de produire des vagues qui risqueraient d’endommager les berges. Or Alain Thébault est catégorique à ce sujet, les Seabubbles ont été conçus et étudiés de manière à glisser discrètement sur l’eau, mais à cause de ces contraintes, il ne pouvait pas appliquer son projet sur le fleuve de la capitale .Dans d’autre cas majeur beaucoup de monde préfèrent toujours d’utiliser comme moyen de transport simple mais plus sûre pour se déplacer dans la capitale

 

Anne Hidalgo n’a pas dit son dernier mot

Marion Alfaro, directrice de l’agence de Ports de Paris pour le développement du transport fluvial en Ile-de-France rétorque que la mise en place d’un tel dispositif nécessite de suivre des règles de sécurité strictes. Mais le concept exige également des aménagements spéciaux qui coûtent cher.

La maire de Paris, Anne Hidalgo veut pourtant encore y croire, car pour la première fois dans l’histoire du transport fluvial à Paris, un concept novateur a été proposé pour faciliter le déplacement au cœur de la capitale, tout en protégeant l’environnement.

 

Ce serait une bonne initiative qui va de pair avec les taxis parisiens et le système d’autopartage paris qui commence à gagner de plus en plus de notoriété dans la ville. Les Seabubbles permettraient d’effectuer en quelques minutes seulement, le trajet reliant le musée d’Orsay à la Tour Eiffel. Et Anne Hidalgo voit ce concept comme étant nécessaire puisque non seulement les Seabublles réduirait considérablement les coûts et les durées de transport, mais ils améliorent également la qualité de l’air.

« Je souhaite donc que les services de l’État envisagent de revoir la réglementation pour que Paris puisse accueillir les Seabubbles comme ils se doivent », écrit-elle sur son compte, Twitter.