Vélos-taxis à Paris 


Vélos-taxis à Paris : nouveau business ou zizanie ?

Depuis leur apparition, les vélos taxis font actuellement partie des modes de transport les plus prisés par les touristes dans la capitale parisienne. Confortable, convivial et très pratique, leur nombre n’a cessé d’augmenter au cours de ses dernières années. Un commerce en plein essor, mais néanmoins soumis à une réglementation aux contours imprécis qui sèment le désordre parmi les travailleurs. Dans cet univers, la concurrence fait rage et les arnaques sont nombreuses. Une contrainte pour certains automobiliste qui doivent à chaque fois faire attention à ce qu’un vélos taxi ne surgisse. Explications.

Une réalité qui en cache une autre

À Paris, les vélos taxis font presque partie du décor. En seulement 10 ans, leur nombre a été multiplié par 10 et aujourd’hui, on compte à peu près pas moins de 400 vélos taxis mis en circulation dans les sites touristiques les plus célèbres de la capitale.

Ces tricycles à moteur sont très appréciés des touristes. Avec des couleurs et des formes aussi variées que stylées, ce mode de transport séduit de plus en plus de curieux. Avec les vélos taxis, une nouvelle activité voit le jour. Mais derrière cette apparence calme se cache une réalité bien plus compliquée qu’il n’y paraît.

Une réglementation à revoir

Plus de 32 millions de touristes par an circulent à Paris. La capitale française est donc un marché énorme qui attire la convoitise des travailleurs européens.

Ainsi, des Bulgares, des Roumains et autres travailleurs non réglementés viennent s’investir dans les vélos taxis qui renversent de jour en jour la tendance des classiques taxis paris. Ceux qui pratiquent cette activité sont en général, des auto-entrepreneurs qui ne sont soumis ni à aucune autorisation, ni à aucune assurance. La législation du secteur demeure floue et imprécise et malgré l’intervention de la mairie qui interdit à ces chauffeurs de stationner dans les lieux touristiques les plus fréquentés, la police a bien du mal à faire respecter la loi.

La circulation de ces véhicules en plein trafic automobile représente un risque majeur pour la communauté. Ils stationnent où bon leur semble et prennent beaucoup de place dans les couloirs de bus, s’exclament les chauffeurs de taxi.

Des arnaques très fréquentes

Avec le nouveau business des vélos taxis, la concurrence est de plus en plus féroce et nombreux sont les chauffeurs peu scrupuleux qui désirent profiter du marché. Inutile de préciser que cela porte préjudice à l’activité.

En effet, les tarifs pratiqués sont librement établis par les conducteurs qui louent leurs véhicules. Certains facturent la minute à 1 €, mais selon le nombre de clients et la distance à parcourir, les prix peuvent atteindre 20 à 30 €, avec des exceptions qui peuvent rapporter jusqu’à 100 €.

Un cas très fréquent est que le conducteur fixe le prix de départ, mais une fois arrivé à destination, il indique clairement que le prix était facturé par personne, doublant ainsi la note jusqu’à 90 € pour moins de 5 km.

L’activité des vélos taxis est donc un business florissant, mais peu réglementé par rapport aux taxis privés. Bien que ces engins motorisés soient très prisés des touristes pour explorer les sites les plus célèbres de la capitale, il faut être capable de négocier les prix, au risque d’être arnaqué.